Il veut rendre les femmes plus libres pour les rendre plus belles. Après une première collection haute couture chez Dior, le créateur belge a imposé cet automne sa subtile signature sur le prêt-à-porter. Sous le signe de la fluidité, les pièces iconiques de la grande maison commencent leur nouvelle vie.
Les femmes, il les aime quand elles ont les mains dans les poches. « C’est ainsi qu’elles sont belles, bien plantées dans leur corps, sereines et sûres d’elles-mêmes, explique Raf Simons, directeur artistique de la maison Dior. Pour moi, c’est ça l’allure, ce côté relax chic qui émane d’une femme libérée, libérée de son quotidien, libérée des contingences matérielles, et qui peut ainsi porter une robe du soir comme elle porterait un jean, l’air de rien, le nez au vent, comme si elle se promenait sur un chemin de campagne. »
Cette saison, Raf Simons a mis des poches partout, sur les smokings, les jupes et même sur les tenues de soirée. « Pourquoi les femmes en seraient-elles privées ? Elles ont besoin de place pour caser leurs vies plurielles. » Il a également imaginé des petits shorts à porter sous des robes de soie et de satin, afin que les tissus bougent autour des corps sans gêner le mouvement de la femme, dédramatisant les tenues, mélangeant l’ordinaire et l’extraordinaire, le casual et le sophistiqué, afin de passer, naturellement, du red
carpet à la crêperie du coin. Et ça s’appelle comment ? « Tout simplement la liberté, répond Raf Simons. Je n’ai rien changé. Je ne suis pas un révolutionnaire. Je suis un intermédiaire, un maillon dans la chaîne ADN imaginée par monsieur Dior. J’ai la même philosophie que lui et la même obsession : la libération de la femme. »
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